Soirée dédicaces du nouveau livre des Amis de l’Histoire du pays vizillois

Pour découvrir le livre, rendez-vous le jeudi 20 décembre à 19h00 au Bâtiment du Moulin.

Les auteurs seront présents, répondront à vos questions, et pourront même vous dédicacer votre exemplaire !

Parmi les préoccupations des Amis de l’Histoire du Pays Vizillois, il est celle de raviver le souvenir d’hommes ou de femmes qui ont habité notre région et s’y sont investis. Citons les publications, entre autres, qui ont concerné André Charvet et Lucie Baud.

Aujourd’hui, ils proposent la biographie d’Alexandre Zeis.

Alexandre Zeis aura fait partie de ces hommes qui ont eu la volonté et le courage de penser et de s’investir pour le bien public, de ces gens du peuple dont les noms ne figurent dans aucun manuel scolaire, qui sont oubliés de tous, y compris de ceux qui habitent là où ils ont habité, mais qui, en toute justice, méritent de figurer dans la mémoire collective. C’était bien sûr, l’une de nos motivations essentielles. Car enfin, ce sont ces gens qui, à leur échelon, acteurs de la petite histoire, s’inscrivent dans la grande histoire nationale.

Homme du peuple, doté de qualités intellectuelles peu communes, il est né, sous l’Ancien Régime, dans cette belle province de Lorraine, sur les bords de la Moselle, près du bourg de Remiremont. Bénéficiant très tôt d’une solide instruction, il devient tour à tour instituteur à Brouvelieures, puis maître d’écriture à Saint -Dié. Mais, grâce à son intelligence et son don d’adaptation, il montrera qu’il est capable d’exercer d’autres professions.

En 1789, il rejoint le Dauphiné, d’abord dans le petit village de Champier, où il exerce avec talent le rôle de secrétaire-greffier et d’organisateur de la nouvelle municipalité. Pénétré des idées nouvelles des philosophes du XVIIIe siècle, profondément épris de justice sociale, convaincu du rôle que peut jouer la Révolution dans l’émancipation du peuple, il va se vouer tout entier à ses principes et s’employer à sa réussite.

En 1795, il rejoint le village de Vif, où il va exercer avec une de ses filles, le métier d’instituteur, puis d’éducateur de la jeunesse, secrétaire de la municipalité et percepteur du canton. Il écrit et publie à cette époque deux ouvrages pédagogiques à l’usage de ses élèves : une méthode d’écriture et un livre d’enseignement du français. Son métier s’inscrit toujours en fonction de son engagement révolutionnaire : Profondément convaincu de la nécessité de l’instruction du peuple tout entier, et des femmes évidemment.

En 1801, la famille Zeis arrive dans la petite ville de Vizille. Il va y exercer non seulement le métier d’éducateur, mais aussi celui de géomètre arpenteur, il réalise deux cadastres pré-napoléoniens, l’un à Notre Dame de Mésage (1803), l’autre à Vaulnaveys-le-Bas (1804), et avec quel talent, puisque son chef le qualifie d’artiste. Fleuron de sa carrière, il termine ses activités comme directeur de l’Ecole Mutuelle de Vizille.